Au cinéma, la musique est primordiale. Elle installe l’ambiance, sert ou dessert indéniablement la scène, les scènes. Elle est également une source inépuisable d’inspiration pour les scénaristes.
Si souvent les films musicaux font la part belle aux romances positives (un peu mièvres?), vitaminées où l’art est un gage d’amour, de joie et d’émancipation, Fame, Sister Act, Le come back, …ils en existent d’un peu plus complexe.

Biopics, créations, mettant en lumière les failles de nombreux artistes et de l’industrie musicale, Gainsbourg (vie héroïque), Ray
Anti teen-movie se moquant des codes des séries musicales, The Hit girls
Et ces dernières semaines un film qui a bonne presse :

Whiplash – sortie le 24 décembre 2014,

nous plonge au cœur du conservatoire Shaffer à Manhattan, l’une des meilleurs, si ce n’est la meilleure école de Jazz de New-York où étudies Andrew, batteur de 19 ans.

Ça y est on connait l’histoire, il se fait repérer par Le prof top of the top, qui l’aide en 2 coups de cuillère à pots à devenir la star mondiale des batteurs et ainsi à réaliser son rêve ?!
Heureusement non, cela aurait été un peu chiant sinon. Ici place à la rigueur, le travail, la rigueur, le travail, la rigueur, le travail. En gros avoir du talent ce n’est pas donné à tout le monde et même si t’as la chance d’en avoir faut bosser quand même, bosser tout le temps, bosser et encore bosser. Un propos poussé à l’extrême et incarné par Terence Fletcher, le prof travaillomane qui n’est pas sans rappeler le personnage de Vincent Cassel dans Black Swan.

Rite de passage, apprentissage, motivation, sadisme… ?
Dans tous les cas un bon jeu d’acteur et une ode à la technique qui change de d’habitude notamment via un énorme solo que l’on ne peux s’empêcher de vouloir reproduire sur tout ce qui se trouve à portée de main.

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